Les miettes, ça pique. Et c’est pour les moineaux.

J’ai un problème. Je crois bien que je t’aime. Ah non, c’est pas ça.

J’ai un problème. Je suis en décalage complet la plupart du temps. Boulet un jour, boulet toujours pourrait être ma devise. Ma vie sentimentale est un désastre. -Une catastrophe ! Un cataclysme !- C’est un fait. Mais ! L’optimisme et l’abnégation étant deux traits marquants de ma personnalité, -Sauf en cas de pénurie de chocolat. Là, vous pourrez tous mourir, je ne vous en laisserai pas.- j’ai à cœur de tirer des conclusions de mes erreurs, et d’en faire une synthèse afin que vous ne vous retrouviez pas pris au dépourvu quand la bise fut venue. Enfin. Vous m’avez comprise.

Voici donc la liste des conseils à suivre si vous ne voulez pas retrouver votre cœur en miettes.

  1. N’en ayez pas ! C’est le conseil le plus pertinent que je puisse vous donner à ce jour. C’est vrai : pas de cœur, pas de miettes. Mais en même temps, pas de bras, pas de chocolat. Ce qui, avouons-le, serait quand même sacrément dommage. Passons donc au point suivant, qui, je l’espère, vous aidera un peu plus que celui-ci.
  2. Assurez-vous de ne pas mettre la barre trop haut. Un vieux sage m’a dit il y a peu -C’est le moment de prendre une voix de vieux sage- : "Une relation ne se résume pas à un type de personne" En gros, oublie les "mecs biens". Si tu tombes sur l’un d’entre eux par hasard, cool ! Mais ne vise pas la Lune. Ça te permettra de dire que ce n’était qu’un connard qui ne te méritait pas, ça a le mérite de soulager.
  3. Ne laissez pas venir les choses : provoquez-les. La règle des trois rendez-vous ? Peuh !! C’est pour les mauviettes ! Sautez-lui dessus le premier soir. Non, plus subtil : faîtes-lui croire que c’est lui qui a fait le premier pas. -Ce sera utile par la suite, vous verrez- Oubliez la phase séduction, c’est le meilleur moyen pour découvrir quelqu’un et s’y attacher. Et donc, défigurer votre cœur quand le mâle aura décidé de prendre la tangente. 
  4. Branchez votre cerveau en mode veille. Ne pensez pas. Ne vous questionnez plus. Arrêtez d’interpréter le moindre geste, le moindre mot, la moindre attention. L’interprétation mène à l’espoir. Et l’espoir, au martyr. Oui, c’est dramatique et un tantinet extrême, les amies. -Oui, "les amies", avec un "e", parfaitement. Ceci est un billet girly et je vous emmerde ensaperlipopette royalement.- Mais que voulez-vous, l’amour, c’est la mort. -L’amour / La mort / l’amor… Ahahah… Non ? Bon.-  Plus sérieusement, arrêtez de réfléchir. Ça le fait ou ça le fait pas. Un mec normal ne voit pas plus loin. Ou alors, c’est pas un mec normal. Dans ce cas, il se pourrait que vous tombiez amoureuse. Une seule chose à faire : fuyez !!
  5. Faîtes-lui croire que c’est lui qui a fait le premier pas, vous disais-je plus haut. Après tout, vous êtes une petite moutonne, vous êtes pure et innocente -Comme moi, si si !-, et vous vous laissez facilement berner par le gros loup gris affamé. Vous pourrez donc fuir dès tout de suite après, prétextant que vous prenez peur d’une relation qui va si vite alors que non non non, vous voulez prendre votre temps. Disparaissez sans jamais vous retourner. Bravo : vous consommez, vous jetez, vous ne vous attachez pas, votre cœur est préservé.
  6. Jamais au grand jamais ne tentez le moindre batifolage avec un homme que vous connaissez ! Ou du moins que vous êtes plusieurs de votre entourage à connaître. Parce que si vous fuyez -cf points 4 et 5- ou si lui se barre comme un malpropre -cf points 2 et 3- -Moui, les hommes se barrent comme des malpropres et les femmes fuient simplement. Ceci est un billet girly, un poil misandre sur les bords. Et de très mauvaise foi, d’accord. Mais encore une fois, j’fais c’que j’veuuuux, c’est mon blooog ! ;)- Bref, si cette courte relation prend fin, vous seriez alors contrainte de le revoir dans d’autres conditions ! Et là, Aïe ! Ouille ! Bobo ! Si tel était le cas, parce que vous avez faibli l’espace d’un court instant, -Ça arrive même aux meilleures, rassurez-vous !- ne faîtes pas comme si de rien n’était ! Pleurez en public, laissez les cernes envahir votre visage, laissez pousser la ride du lion. Le faux prétendant sera vite exclu du groupe, et vous tiendrez votre vengeance, mouahahaha ! Aheum… Je m’emporte. Évitez juste les hommes que vous connaissez. C’est juste plus simple pour l’oublier.
  7. Si jamais vous ne suiviez pas ces merveilleux conseils pourtant tellement sensibles et hautement intelligents, pour quelque raison que ce soit, genre… Vous avez envie de profiter de l’instant présent… Ou c’est tellement agréable de se sentir importante, même l’espace de quelques jours… Ou encore des trucs niais du style : advienne que pourra, qui ne tente rien n’a rien, je prends ce que je peux où je peux et c’est ça qui me construit et me permet d’avancer, blablabla… Bref, si vous avez comme moi, un optimisme débordant et un cœur d’artichaut, pensez à toujours avoir un stock de Chocos dans votre placard : une grasse mat’, un ptit dèj’ et ça repart !
J'ai pas de mec, mais j'ai des Chocos ! Wouhou ! \o/

J’ai pas de mec, mais j’ai des Chocos ! Wouhou ! \o/

52 photos pour une année. #12. Commence par un S.

Pour la douzième semaine de l’année -Je n’en ai plus que quatre de retard !!-, le thème proposé par Les Bottes Rouges est le suivant : "Commence par la lettre S"

J’ai cherché… Sardine ? Solitude ? Souris ? Sexe ?

Je m’endors et me réveille tous les jours avec ce tableau posé à côté de mon lit. Je ne l’ai pas encore accroché. Et oui, il m’en faut du temps ! Hier, j’ai terminé -quasi, il faut encore que j’achète un cadre…- la déco de la chambre de l’Hippo. Petit à petit, mes toilettes retrouvent leur âme aussi -Photo dans la semaine si tout va bien !-. Mais les murs de ma chambre restent nus comme un ver !

En attendant, voici le fameux tableau, et l’illustration de ce chouette thème : ce sera Sauvage, pour moi !

Sauvage

Quand mes nombreux moi ne sont pas d’accord entre eux.

Il y a de ces décisions qui ne sont vraiment pas simples à prendre.

J’ai envie de cette licence. Cette formation me plaît. Les débouchés qu’elle m’offre ne sont pas négligeables.

J’avais mûrement réfléchi au projet. J’étais engagée, motivée, j’ai bossé pour y arriver.

J’ai validé des UE haut la main, d’autres au rattrapage, mais toujours avec des notes plutôt chouettes. Surtout pour une reprise d’étude, je crois.

Mais cette année, je n’ai pas ouvert mes cours, ou si peu.

Problème d’organisation ? Je ne crois pas. J’ai donné un bon coup de collier ces dernières semaines. Statistiques, cognitive… J’ai bossé des heures sans lever le nez, mes cours papier, des bouquins, mon dictionnaire, des pdf, des cours en ligne. La nuit passait et je me levais le lendemain avec ce sentiment d’échec immense, ne parvenant pas à aligner deux définitions correctes, ne comprenant plus les calculs que j’avais mis tellement de temps à intégrer. Avec ce sentiment d’être nulle. Moi qui n’aime pas ce mot et qui interdit aux gamins de l’école -et au mien !- de le prononcer. Nulle. Car il n’y a rien. Rien qui ne s’imprime correctement dans mon petit cerveau.

Je ne me suis pas présentée aux examens du premier semestre. Ceux du deuxième arrivent à grands pas. Biologie et neurologie. Deux matières en une. J’ai à peine ouvert l’enveloppe qui contenait les cours.

Je n’y arrive pas. Ce n’est pas mon univers. Je n’aime pas ça. Parlez-moi psychologie sociale, du développement, psychanalyse même ! Là, je vous ponds une dissert’ de quatre pages en une heure. Et j’ai la prétention de dire que je ne m’en sors pas trop mal…

Je ne vous parle pas des options. Linguistique qui ne me sert à rien, mais qu’il faut passer quand même, et qui a largement fait chuté ma moyenne. Histoire des politiques culturelles. Ne me servira pas à grand chose non plus et ne m’intéresse absolument pas. -Qu’est-ce que j’en ai à foutre de savoir si  la gymnastique peut être considérer comme un art, sérieux ??-

Je me demande si je vais passer mes examens cette année. Avoir payé plus de 300€ une année, et faire des allers-retours, dormir à l’hôtel, ne rien manger d’autre qu’une banane et une barre chocolatée à déjeuner pour économiser un repas dans la journée, en sachant pertinemment que ça ne sert à rien puisque je vais me viander en beauté  ? Ou rester tranquillement chez moi, à juste culpabiliser d’avoir payé plus de 300€ une année qui ne sert à rien, et pour laquelle je ne tente rien ?

J’ai une boule au ventre, et tous les "qui ne tente rien n’a rien" n’y changeront rien.

Je SAIS que je vais me vautrer.

En stats, si tu ne maîtrise pas te formules, n’espère pas avoir plus de 2.

En cognitive, c’est un QCM à point négatif. Impossible de répondre au pif. Et pour ceux qui me connaissent, vous savez que la chance n’est pas trop trop ma pote.

En bio / neuro, c’est du par-cœur, ça ne s’invente pas.

La vraie question qui se pose, c’est plutôt : est-ce que je retente une troisième première année ? Et là, je suis dans les choux complet…

Suis-je normale ?

Je suis tombée sur ce test au titre prometteur : "Êtes-vous normal ?"

Et je l’ai fait…

Cliquez donc sur le lien ci-dessus, et réalisez vous-même ce test… Allez-y, ça ne prend qu’une minute !

C’est bon ? C’est fait ?

Voici donc maintenant mon résultat : Non, je ne suis pas "normale". Je fais partie des "2% de la population dont l’esprit est assez différent pour penser à autre chose."

Jusque là, rien d’étonnant. Je trouve même cela plutôt flatteur !

Mais…

Mais pouvez-vous m’expliquer POURQUOI quand on me demande de penser à un légume, je réponds : "Tomate ! Ah non, c’est un fruit ! Ben, banane alors !!"

Je suis un boulet.

Banane-Wharol

Ce principe de vieille conne.

Un pote, à l’Hippo : "Salut l’Hippo ! Tu dis bonjour à Tonton Machin ?"

Moi : "Heu… Non, pas Tonton Machin. Machin tout court."

Ledit pote : "C’est de moi dont il s’agit, c’est moi qui décide. Tonton Machin, c’est très bien."

Moi : "C’est de mon fils dont il s’agit. Machin tout court, c’est très bien. Tonton, c’est pour mes frères."

Ledit pote : "Ben non, eux, ce sont des oncles."

Mon regard : "Ferme ta grande gueule ou je te l’explose sur le champ."

Ledit pote : "C’est vraiment un principe de vieux con arriéré, ça…"

J’ai pris mon Hippo sous le bras et l’ai emmené loin de ces jugements déplacés.

Monsieur Machin n’attache aucune importance à la famille. Moi si. Mon fils a des tontons : mes frères et les frères de son père.

Les autres, ce sont des amis, des copains, des confidents, bref, ce qu’il veut. Il peut leur donner des surnoms, les maltraiter comme des peluches, il doit les respecter comme n’importe qui d’autre, se plier à leur autorité si nécessaire. Mes amis ne sont ni mes frères, ni mes sœurs. C’est pour moi un lien sacré qui ne souffre d’aucune comparaison. Mes amis les plus proches ne se permettent pas d’imposer cette idée. Monsieur Machin s’imagine au-dessus de tout, alors qu’il n’est vraiment pas grand chose. -Et aujourd’hui, pour d’autres raisons, il n’est même plus rien, c’est dire !-

Monsieur Machin se croit tellement supérieur qu’il se permet de porter un jugement sur ce que pensent et disent ceux qui l’entourent. Ce que font les autres, je m’en balance, ceux qui me lisent ou me connaissent depuis un moment le savent bien. J’ai, comme tout le monde je crois, un avis personnel sur la question -quoique, pas toujours, surtout si cette question ne me concerne pas !-, mais je me garde bien de l’exprimer si on ne me demande pas mon avis. Et si je l’exprime, je ne le présente pas comme une évidence, un exposé indiscutable, et surtout, je ne suis pas grossière et injurieuse. La vanité de Monsieur Machin n’a pas atteint son paroxysme cette fois-là, mais j’avoue que lui coller une baffe en travers de la mouille m’a largement démangé à ce moment précis. Qui sommes-nous pour juger les actes des autres ? Qui est-il pour juger ma façon d’élever mon propre enfant ?

Pour finir, Monsieur Machin connaît tellement bien les mômes qu’il s’imagine qu’à 4 ans, un enfant ne se différencie pas des autres, à tel point qu’il faille utiliser la troisième personne du singulier en parlant de soi-même… Vous l’aurez compris, Monsieur Machin me les a bien brisées.

Le vaniteux