Ce principe de vieille conne.

Un pote, à l’Hippo : "Salut l’Hippo ! Tu dis bonjour à Tonton Machin ?"

Moi : "Heu… Non, pas Tonton Machin. Machin tout court."

Ledit pote : "C’est de moi dont il s’agit, c’est moi qui décide. Tonton Machin, c’est très bien."

Moi : "C’est de mon fils dont il s’agit. Machin tout court, c’est très bien. Tonton, c’est pour mes frères."

Ledit pote : "Ben non, eux, ce sont des oncles."

Mon regard : "Ferme ta grande gueule ou je te l’explose sur le champ."

Ledit pote : "C’est vraiment un principe de vieux con arriéré, ça…"

J’ai pris mon Hippo sous le bras et l’ai emmené loin de ces jugements déplacés.

Monsieur Machin n’attache aucune importance à la famille. Moi si. Mon fils a des tontons : mes frères et les frères de son père.

Les autres, ce sont des amis, des copains, des confidents, bref, ce qu’il veut. Il peut leur donner des surnoms, les maltraiter comme des peluches, il doit les respecter comme n’importe qui d’autre, se plier à leur autorité si nécessaire. Mes amis ne sont ni mes frères, ni mes sœurs. C’est pour moi un lien sacré qui ne souffre d’aucune comparaison. Mes amis les plus proches ne se permettent pas d’imposer cette idée. Monsieur Machin s’imagine au-dessus de tout, alors qu’il n’est vraiment pas grand chose. -Et aujourd’hui, pour d’autres raisons, il n’est même plus rien, c’est dire !-

Monsieur Machin se croit tellement supérieur qu’il se permet de porter un jugement sur ce que pensent et disent ceux qui l’entourent. Ce que font les autres, je m’en balance, ceux qui me lisent ou me connaissent depuis un moment le savent bien. J’ai, comme tout le monde je crois, un avis personnel sur la question -quoique, pas toujours, surtout si cette question ne me concerne pas !-, mais je me garde bien de l’exprimer si on ne me demande pas mon avis. Et si je l’exprime, je ne le présente pas comme une évidence, un exposé indiscutable, et surtout, je ne suis pas grossière et injurieuse. La vanité de Monsieur Machin n’a pas atteint son paroxysme cette fois-là, mais j’avoue que lui coller une baffe en travers de la mouille m’a largement démangé à ce moment précis. Qui sommes-nous pour juger les actes des autres ? Qui est-il pour juger ma façon d’élever mon propre enfant ?

Pour finir, Monsieur Machin connaît tellement bien les mômes qu’il s’imagine qu’à 4 ans, un enfant ne se différencie pas des autres, à tel point qu’il faille utiliser la troisième personne du singulier en parlant de soi-même… Vous l’aurez compris, Monsieur Machin me les a bien brisées.

Le vaniteux

Prête. (bis)

Rennes est une ville magnifique. Rues pleines de charme, terrasses ensoleillées -si, si !-, petits magasins dans lesquels j’adorais flâner -Oui, moi !-, punks à chiens souriants -Les punks et les chiens-, réseau de transports en commun super bien organisé… J’y ai passé trois années plutôt chouettes.

Rennes1J’ai eu un premier appart’, bien pourri. Il y avait une pièce à vivre avec un lino mal posé, un coin cuisine riquiqui, une salle de bain pas très pratique qui me faisait un peu flipper, et dont le mur était mitoyen avec la salle de bain de la voisine… Avec qui on aurait pu converser tranquillement en prenant notre douche chacune de notre côté, tellement il était mince. Il y avait une grande chambre très mal isolée, à la moquette rouge et au papier peint moisi par endroits. Un petit balcon qui donnait sur un débarras miteux, mais bien pratique. Un jardin commun dans lequel personne n’allait jamais. L’appartement était l’un des cinq d’une grande maison. C’était un vrai gruyère. Autant pour ce qui étaient des courants d’air que du bruit. Le voisin du dessous n’était que très rarement là. Il ne venait que pour faire la fête jusque très tard dans la nuit et jouer au basket contre le mur dans le jardin très tôt le matin suivant. Le tout en étant très alcoolisé. Et plutôt nombreusement entouré.

J’ai déménagé, dans un quartier moins calme, mais avec des voisins plus sympas. Que je ne voyais que très peu. Un grand salon, une grande cuisine séparée, une salle de bain super humide, une chambre en rez-de-chaussée au bord de la rue. Les poubelles cramaient régulièrement et les accrochages entre voitures étaient fréquents.

J’adorais cette ville. La ville de mon indépendance.

C’est en parti pour ça, je crois, que j’ai choisi de reprendre mes études avec la fac de là-bas. Paris, trop cher et un nombre de places limité. Mais pourquoi pas une autre ? Toulouse ? Reims ?… Parce que je n’y avais pas de vécu. Parce que je n’y avais pas CE vécu.

Pour moi, Rennes, ce n’était pas qu’une ville. C’était aussi l’emblème d’une relation que je plaçais très haut. Pour moi, rien ne pouvaitRennes2 l’égaler, encore moins la surpasser. Ce décors, comme dans un film de Woody Allen, avait une importance extraordinaire. J’ai des souvenirs à tous les coins de rues. Des odeurs, des images, des éclats de rire, des regards, des conneries, des nuits blanches… Retourner quelques jours par-ci, quelques jours par-là dans ce théâtre me plaisait plus que tout. Je m’y préparais à l’avance, j’imaginais ce que j’allais retrouver, et préparais ma valise dans la bonne humeur…

Il y a quelques semaines, j’ai eu un déclic.

Cette relation, je l’ai idéalisée pendant des années. On retrouve ce que je racontais dans mon article sur le Prince Charmant. Depuis, j’ai mûri la question.

Rennes est derrière moi. J’y retournerais pour mes exams. Seulement pour mes exams.

J’ai définitivement quitté le Prince Charmant. Je suis prête pour vivre autre chose. J’aimerais vivre autre chose.

Libre. Sereine.

Article à suivre…

Quid du push-up ?

Planche à pain ou à repasser.

Œufs au plat.

Piqûres de moustique.

On pourrait te faxer tellement tu es plate.

Ah ? Tu n’es pas de dos ?

C’est mignon, hein ?

Alors, qu’est-ce qu’on porte quand on "n’a pas de seins" ? Pas de soutif ? Why not. Mais moi, je fais ça quand je suis en pyjama. Je trouve que c’est la marque du féminin par excellence. C’est vrai, hommes ou femmes, on peut tous porter des slips / strings / shorts / pantalons / jupes -kilt pour les hommes, ah !- / T-shirts / débardeurs… Mais le soutien-gorge, il n’y a que les femmes qui en portent. -Bien qu’on pourrait forcément trouver un ou deux exemples qui contredirait ma théorie, mais ce serait alors l’exception qui confirmerait la règle.-

La mode a pensé à nous, "petites poitrines"… Et selon tout un tas de sites de mode sur lesquels j’ai traîné rien que pour vous -un calvaire, mais je vous aime tant !-, on peut absolument tout porter ! Le triangle, c’est sexy. Ne sert à rien, juste joli. Balconnets et corbeilles, la classe. Ça sert, c’est joli. Magnifaïque.

Mais qu’en est-il du push-up ? Pour vous j’ai testé…

D’habitude, je n’en porte pas. En plus de ne pas avoir de seins, je n’atteins pas le mètre 60. Pour couronner le tout, je n’ai jamais de bol. Et quand je fais mes courses, les produits que je cherche à attraper sont quasiment toujours ceux situés sur les étagères du haut. La galère quand tu portes un push-up…

D’habitude, je n’en porte pas. En plus de ne pas avoir de seins, je n’ai pas de mec. Je n’imagine pas forcément -bien qu’en général, quand je sors, je sois prévoyante…- finir en toute petite tenue devant un jeune homme à chaque fois que je sors. Et donc, je ne fais pas toujours gaffe : ce top serait super sympa avec un peu plus de volume ? Pas de soucis : push-up power ! Je me retrouve en situation ambiguë avec un mec ? Soucis : push-up power ! Avant la déception et la honte, je remets mon manteau et rentre chez moi. -Ou dans le bar le plus proche.-

Ça, c’était moi avant. Aujourd’hui, je m’en bats les c*** -Même si ça non plus, je n’en ai pas…-, comme disent les mouflets qui peuplent mes journées. Non, je ne porte pas de push-up tous les jours, parce que j’aime certaines belles pièces de ma garde-robe qui ne gonflent rien. Mais oui, il m’arrive d’en porter. Ça embellit certaines tenues et c’est aussi confortable qu’un classique. -Même si on ne peut pas lever les bras pareil ^^-

Tu es déçu ? Tu n’as qu’à regarder ailleurs. J’ai des petits seins, et j’ai décidé que je les aime bien. Na.

-Et pour nous, les "petits modèles", j’ai trouvé ce site vachement bien fait, avec des conseils et une boutique en ligne… http://www.yse-lingerie.com-

52 photos pour une année #10. Abstrait

Et je continue de rattraper mon retard. Aujourd’hui, le dixième thème : abstrait. -Oui, il manque le huitième qui est "texture" et pour lequel je n’ai pas encore l’illumination… Mais ça va viendre !-

J’ai galéré. Et puis, vautrée sur mon canapé, je me suis plongée dans la contemplation de ce paravent magnifique qui orne un coin de mon salon. J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux. Une pièce unique, réalisée à la main. Fer forgé, résine, écorce de bananier. Une merveille. Et ce symbole, qu’on interprète comme on en a envie… -J’adore les interprétations "comme on en a envie" !-

Abstrait