
Je n’ai pas une culture cinématographique hors du commun. Loin de là. Je ne me rappelle pas souvent des noms des réalisateurs / acteurs… Voire, certaines fois, le nom des films que je vois m’échappe.
De temps en temps, j’essaie de rattraper mon “retard”… Ou de regarder des films que personne d’autre ne voit. Du coup, quand on me parle de film “grand public”, ben je suis infoutue de dire quoi que ce soit !
C’est ainsi que dernièrement, j’ai vu -ou revu, pour certains- Joyeux Noël, Vicky Cristina Barcelona, Transformers, Mickael Clayton, Voyez comme ils dansent.
Voyez comme ils dansent, c’est un film de Claude Miller -Je suis heureux que ma mère soit vivante, Un secret- avec Marina Hands, James Thierrée et Maya Sansa. C’est une journaliste vidéaste, Lise, qui tourne un documentaire sur le train qui traverse le Canada d’est en ouest. Sauf qu’elle va se choper une grippe carabinée. Et qu’il va y avoir un énorme blizzard. Et que la voie va être encombrée et le train va rester bloqué pas loin de Gatchell, un hameau perdu dans la neige où son ex-mari aujourd’hui mystérieusement disparu est parti vivre avec sa nouvelle compagne, médecin. Lise va alors appeler cette femme qui viendra la chercher pour l’examiner chez elle.
On découvre dans la première partie la vie de Vic, le mari disparu, show-man français impressionnant, avant son départ pour le Canada. Ses relations avec Lise, ses spectacles, sa recherche artistique, son grain de folie. Ensuite, on a un entremêlement entre ces souvenirs-là et les autres, plus récents, différents, vécus au Canada auprès de sa nouvelle compagne.
Le réalisateur pose bien les choses et on en arriverait presque à se demander où il veut nous emmener. Et puis, on comprend. Vic a deux facettes, il joue un jeu. Mais quand joue-t-il et quand est-il vrai ? Va-t-il bien ? Est-il fou ? que s’est-il passé dans sa tête, quand tout a basculé ? Je suis ressortie de la salle avec un millier de questions, mais aussi étrangement très sereine. Nous ne nous comportons pas du tout de la même façon quand on est avec telle ou telle personne. En amour, en amitié, tout le temps. Nous pouvons être vrais, entiers et pourtant ne pas être 100% naturels. Ce que l’on vit avec quelqu’un ne sera pas vécu à l’identique avec une autre personne. Il faut admettre que nous ne sommes pas complètement nous avec les autres et que les autres ne sont pas complètement eux quand ils sont avec nous. Les circonstances font que tout est différent. Nous évoluons, notre regard est influencé par l’environnement direct, nos pensées peuvent changer de façon tout à fait ostensible, notre attitude n’est jamais la même face aux situations différentes de la vie.
Au lycée, je suis partie en Andalousie avec ma classe. À la fin d’une journée, nous nous sommes retrouvés à la pointe de l’Espagne, sur le détroit de Gibraltar. Une vue magnifique ! Il y avait ce qui s’appelle un “trou du cul du diable” : c’est un trou dans la roche dans lequel l’eau s’engouffre et la force des vagues la fait ressortir avec une certaine violence parfois. Là, une copine m’a dit que ce que nous vivions à ce moment précis était unique. Qu’un jour nous reviendrions peut-être ici, à ce même endroit, les vagues seraient exactement les mêmes, nous pourrions être ensemble de la même façon, ce serait quand même un moment différent…
Je me suis tapée une méga déprime ce jour-là.


Romain
12 août 2011 at 12:34
Et globalement n’hésite pas trop à explorer Claude Miller. Si tu veux des suggestions de films à voir en général, tu sais où taper !
Avec 2 jours de retard, un très bon anniversaire
Julhya
12 août 2011 at 13:33
Merci du conseil ! Et merci pour le reste ^^
DidiE
12 août 2011 at 16:03
La BA m’avait parue un peu glauque, mais bon, pas eu l’occaz de creuser davantage.
Julhya
12 août 2011 at 16:15
Et ta sœur, elle est glauque ??